Quelques mots

  • “ Dans chaque enfant il y a un artiste.
    Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant ”

    Picasso.

    Un dessin d'enfant c'est souvent maladroit, mal dessiné, mal cadré mais c'est beau, il se passe quelque chose de l'ordre de l'émotionnel.

    C'est tout simplement beau parce que la qualité essentielle de ces dessins c'est leur sincérité, leur authenticité. Il n'y a pas d'artifice, ce n'est pas “ à la manière de... ” Ce n'est pas fait pour faire joli, ce n'est pas fait pour le regard de l'autre.

    Pour l'enfant, c'est SON expression sans concession. C'est SA vérité.

    Je ne suis plus un enfant et ne sais plus (hélas !) dessiner comme lui. Ce que je recherche dans mon travail de peintre, c'est cette même vérité cette même sincérité mais avec les outils qui sont les miens : ce que j'ai appris, l'influence des grands peintres, ce que je sais aujourd'hui, ce que je découvre.

    La vérité, je la trouve dans l'observation. Je suis curieux de mes contemporains, des gens dans leur vie de tous les jours. J'aime regarder leurs attitudes sans complaisance ; j'aime leurs défauts. Leurs imperfections me sont sympathiques, leur authenticité les rends attendrissants, émouvants, attachants, proches de nous.

    J'essaie de restituer dans mes toiles ces caractéristiques et les sentiments qu'ils suscitent en moi. Et c'est avec beaucoup de sincérité que j'aimerais, à travers ma peinture, vous faire partager mon intérêt et mon regard pour ces anonymes transparents et si communs.

    C'est une recherche permanente, c'est un fil sur lequel je tire sans savoir ou` il va et chaque toile est une aventure :
    Après avoir dépouillé les personnages de leur environnement, cette recherche de réalité passe par la mise en exergue de ce qui les caractérise, par anamorphose, par la mise en page et aussi dans certain cas par le dépouillement. Je ne peins que ce qui me paraît essentiel.

    Au bout d'un certain temps, la toile m'échappe, le sujet n'est plus qu'un prétexte à “ faire de la peinture ” c'est à dire à organiser des masses et des traits, opposer des pleins et des vides, marier du modelé, de la matière à de l'aplat.

    Je pense qu'une “ belle toile ” ne se décrète pas, elle nait d'une succession de provocations, de hasards, d'une recherche inaccessible sur soi et SA vérité.

    Les personnages que je peins, vous les avez sans doute déjà rencontrés. Vous les connaissez, leur banalité les rend universels mais ne vous trompez pas, mon œil guide inexorablement ma main vers l'immaîtrisables autoportraits.

    Frédéric Blaimont

  • Le théâtre social
    de Frédéric Blaimont

    Il s’en est fallu de peu qu’il ne soit hyperréaliste, à ceci près qu’à la réalité il ajoute son grain de sel qui ressemble très souvent à du poil à gratter. Le théâtre social dont il se fait le metteur en scène nous renvoie à la vie quotidienne, dans son étrange et consternante banalité. Au point parfois d’en devenir cinglant. Tel est l’univers fascinant de Frédéric Blaimont, artiste à la fois tendre et singulièrement ironique.

    Sans renier les options de son prédécesseur, René Réthoré affirme de plus en plus ses choix dans la programmation de la galerie dont il a vaillamment pris les rênes. C’est pour nous l’occasion de découvrir des œuvres qu’on n’avait, jusqu’ici, jamais vues à Rouen. Installé dans les Landes, Frédéric Blaimont fait partie de ces artistes que notre galeriste entend défendre et promouvoir. Et nul ne songerait à lui reprocher un choix qui bouscule avec truculence nos canons esthétiques habituels. Pleinement contemporain par ce qu’il donne à voir de ses semblables et de la société de consommation qu’on nous offre pour seul horizon, Frédéric Blaimont s’illustre par sa manière d’en éclairer la consternante banalité. Fréquemment réduits à l’état de badauds ou de touristes apathiques, les personnages qu’il peint dénoncent les attitudes passives de la société postmoderne. Le décor neutre et l’éclairage sous lesquels il nous les présente accentuent le côté dérisoire et grotesque de leur présence. Ils sont un peu les descendants des héros de Samuel Beckett ou d’Eugène Ionesco. On dirait qu’ils attendent Godot ou un bonheur dont le principe est de sans cesse se dérober puisqu’il n’est qu’un leurre entretenu par les gérants du simulacre. Un peu comme les promesses électorales, en somme.

    Il y a un contraste saisissant entre le style léché et travaillé de cette peinture et ce à quoi elle nous renvoie, une vie déserte et sans éclat : un homme se délectant d’une glace italienne bicolore, une jeune femme pratiquant le skateboard, un couple de seniors s’adonnant au farniente, des êtres ventripotents qui déambulent au hasard, une famille profitant de l’interlude hebdomadaire, un couple s’embrassant à la dérobée... On ne sait où vont tous ces gens ordinaires ballotés de vide en néant, mais on se sent soudain pris de vertige, prenant conscience de notre insignifiance dans le monde trépidant d’aujourd’hui. Il y faut bouger, quitte à faire du surplace. Dès lors qu’ils ne dérangent pas la somnolence bien établie, tout va bien pour ces marionnettes satisfaites de leur sort. On voit qu’elles sont assez nourries pour ne pas menacer l’ordre public. “ Frédéric (Blaimont) est un témoin capital de la société d’aujourd’hui, un sociologue évident, un ethnologue précieux ” a écrit Jean-François Cournot, collectionneur et ami du peintre. Nous ajouterons pour notre part qu’il est un témoin à charge, même si l’on sent que, quelque part, il a de la compassion pour ses modèles, comme on en a pour des oiseaux qui se seraient pris dans la glu. Quelqu’un demanda un jour à Woody Allen : “ Y a-t-il une vie après la mort ? ”. “ Parce qu’il y a une vie avant ? ” fut la réponse du cinéaste.

    Galerie Duchoze
    Luis Porquet
    Journaliste et critique d'art.

  • Tout est là

    La technique minutieuse de Frédéric Blaimont n'a rien à envier à celle des Hyperréalistes. Il est toutefois moins porté à témoigner qu'à observer sur le vif. Comme Hopper dans sa Femme dans le métro il fait confiance à l'instantané pour inventer le typique — ses scènes sont singulières en même temps qu'elles ont quelque chose de “ déjà vu ”.

    Du coup il soustrait ces scènes au contexte par des fonds savants mais minimaux qui ne sont pas sans rappeler ceux du Moine en prière, du Joueur de fifre ou de l'Homme mort de Manet. Ou mieux par le socle réduit au sol que suggère le simple partage horizontal que l'on trouve dans les Bulles de savon ou dans le Jeune homme en costume de majo — toujours de Manet.

    Vient ensuite la lumière. Pas la lumière diffuse ni la lumière sujet d'un Latour. Mais “ l'éclairage ” directionnel hors champ des débuts et fin de journée. Celui des projecteurs qu'un Adolphe Appia introduira dans le théâtre pour renforcer la mise en scène par le clair-obscur mais aussi et surtout par l'ombre et le modelé.

    Le cadre enfin. On l'imagine comme promené sur la scène. Puis arrêté par le peintre — là est la décision — sans crainte de laisser le sujet “ sortir ”. Vision baroque (au sens d'Eugenio d'Ors) non sans rapport avec celle du cinéma lorsque la caméra s'attarde sur un détail... c'est-à-dire sur un instant qui résume à la fois le contexte, les personnages et le récit.

    Frédéric Blaimont ne nous dit rien d'autre en somme que “ tout est là ”“.

    Pierre Rey,
    Journaliste, philosophe

  • Frédéric Blaimont est une peau de vache patentée,

    un observateur impitoyable, mais aussi un œil de velours, un regard tendre et protecteur. Il vous balance un direct au foie, vous colle deux bonnes baffes et vous fait un baiser sur le front. Un as de la douche écossaise, un champion de l'aigre-doux.

    Blaimont est un portraitiste génial.

    Avec une technique fabuleuse, mélange d'une dextérité accomplie et de l'exploitation savante de la trame de la toile, des poils du pinceau ou de la brosse, de la lumière ambiante, défiant toutes les lois de la composition, il invente des équilibres funambules, toujours à la limite du casse-gueule et de la stabilité idéale.

    Il peint des tableaux d'une puissance inouïe qui représentent des gens, vous, moi, tout le monde, dans des situations communes, banales, habituelles. Mais ces gens ne sont pas “?arrangés?”, embellis, truqués. Ils sont nature, vrais, absolument vrais, terriblement vrais. Avec leurs défauts, leurs imperfections, leurs travers, leurs “?manières?”. Mais aussi avec le petit détail, presque imperceptible, qui leur donne un charme craquant, irrésistible.

    Frédéric est un témoin capital de la société d'aujourd'hui, un sociologue évident, un ethnologue précieux.

    À l'inverse du grand Hopper qui peignait magnifiquement les américains dans leur environnement naturel, Frédéric, lui, extrait ses personnages de leur contexte et de leur décor, renforçant ainsi considérablement, en concentrant votre regard sur eux seuls, leurs caractères, leurs inconscients, parfois leurs perversités, ou leur sottise, leur ennui ou leur enthousiasme.

    Un tableau de Frédéric Blaimont ne peut se découvrir que grandeur nature. Vous ne pourrez le saisir vraiment que de visu, face à lui.

    Le choc sera, à la mesure de son talent, magistral.

    Blaimont est, vous le verrez tout de suite, un portraitiste exceptionnel. La maîtrise totale de sa technique, alliée à une facture formidablement contemporaine, sont là pour le prouver.

    Jean-François Cournot,
    Collectionneur

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